L' Y 7152 de LSModels

Publié le par blaise

 

 

  Cette fois-ci, c'est bon ! L' Y 7152 dans sa livrée orange 435 est arrivé. Il arbore un chassis gris et le logo nouille qui l'inscrit donc dans l'époque V.

D'emblée, on remarque que l'emballage n'est pas négligé. Le coffret est superbe et l'on ne trouve aucune difficultée à sortir le modèle de sa boite.

 

On y retrouve les pièces de détaillages diverses et une notice très détaillée, traduite en français et également en anglais, expliquant comment insérer un décodeur et l'entretien de la machine.

 

DIGITALISATION : Il faut suivre les étapes clairement annoncées, pour en arriver à ça !

...Un locotracteur pratiquement démonté. Sachez que LSModels préconise le décodeur Viessmann 5242. En fait, il faut que le décodeur à l'échelle N délivre une puissance moteur continue de 750 mA. Dans mon cas, un Mini Gold ou Silver de chez Lenz fonctionne bien indiquant une puissance comprise entre 500 et 800 mA.

 

Les 4 fils sont passés comme indiqués de la cabine vers la platine électronique située en dessous. Il faut interrompre les deux connections reliant les prises de courant au moteur, pour ensuite souder les 4 fils correspondants. En bref, pas si compliqué que cela puisse parraître.

 

Il convient à présent de remonter l'ensemble, en faisant passer les fils du décodeurs par le passage prévu à cet effet, du mauvais côté à mon goût, puisqu'il y a la baie d'accostage. L'espace est suffisant et le décodeur ne se remarque pas tant que ça une fois la cabine remontée.

N'oubliez pas de coller le mécanicien indispensable à la bonne marche du Yoyo.

 

FONCTIONNEMENT :   Les premiers tours de roues montrent un fonctionnement plus que satisfaisant. Les ralentis sont impeccables sous une tension analogique.   Le moteur se montre silencieux alors que la vitesse maximale sous 12 V est de 85 km/h environ.   Toutes les roues prennent le courant et il n'y a évidemment aucun bandage d'adhérance.   Cependant, avec les deux essieux moteur la puissance reste suffisante pour tracter une rame en manoeuvre, malgré quelques patinements...   Le moteur possède un volant d'inertie, et la transmission se réalise par vis en laiton sans fin.   Le rayon minimum d'inscription en courbe relevé est de 350 mm environ lui assurant un fonctionnement optimal sur les aiguilles des dépôts...

 

DETAILS : On ne peut que féliciter la finesse des garde-corps en plastique injecté, leur souplesse lors notamment du levage de caisse, et leur présence droite. Cependant, leur couleur est très claquante puisque teintée dans la masse.   Le modèle réclame une bonne patine évoquant son rude travail depuis de nombreuses années.   Il est préférable de patiner la caisse avant son remontage lors de la mise en place du décodeur.

 

La particularité du 7152 de Paris La Villette, est sans nul doute sa baie d'accostage rare en modélisme.

Les formes sont bien reproduites, els couleurs sont respectées, et les détails sont là.

 

Les feux non-fonctionnels (dommage) sont très réalistes, tout comme les tampons ainsi que la traverse une fois détaillée en l'absence de l'attelage et de son boitier NEM sans élongation. Aucune erreur n'est à constater, puisque même les grilles de ventilations à l'avant du moteur sont fines et représentatives de la réalité.

 

La cheminée, les trompes sonores, la toiture et les portes ne contredisent en rien l'allure générale !

Les marche-pieds sont recouverts de pièces en laiton et sont suffisants, mais il est vrai que des pièces ajourées auraient été souhaitables.

 

Les vitrages sont fins et très transparents. Les essuis-glaces sont superbes ! Les plaques de dangers sont elles également bien traitées.

 

Le chassis est moulé avec finesse, les suspensions et sabots de freins sont remarquables.

 Remarquons également la finesse des inscriptions et leur exactitude : plque du constructeur, dépôt d'attache, masse, ...

SUPERDETAILLAGE : Si jamais l'allure générale des Y 7100/7400 n'est pas assez détaillée pour vous, voici où l'améliorer :

- Haxo Modèle

- AMF 87

- SMD

- Huet

Ils proposent plaques de numérotation, marchepieds, plaques de constructeurs, gerde-corps, grille de radiateurs, trompes sonores, éléments de traverses, essuie-glaces, feux, anneaux de levages, marquages, tampons ronds...

PRIX : Le locotracteur est proposé en série limitée, toutefois il n'est pas impossible que LSM en retire de nouveau tout comme pour les trois premières versions.  Son prix de 128€ est certes plus cher que l'Y8000 de Roco (100€), mais sa qualité en tout point le classe nettement au-dessus de toute attente.  Le prix du décodeur est quant à lui plus élevé que pour un modèle traditionnel : environ 40€ chez Lenz contre une trentaine d'euros habituellement.

HISTORIQUE :  Les locotracteurs de la première série numérotés 7101 à 7310 sont livrés de 1958 à 1962, alors que la seconde génération numérotée 7401 à 7888 sont livrés de 1963 à 1972, tous construits par Billard et Decauville.  Ils sont alors équipés d'une motorisation Poyaud qui délivre une puissance de 129 kW. La transmission d'abord hydromécanique (Y7100), puis mécanique (Y7400) les différencient principalement, tout comme la masse de 32 t puis 31,7 t par la suite. Précisons que le numéro 8 de Ferrovissimo est entièrement dédié à la bibliographie de ce formidable locotracteur.

 

COMPARAISON : A présent, comparons le modèle réel et réduit :

Longeur : 8,940 m en réalité donc 10,28 cm au 1/87, contre 10,27 cm chez LSM.

Largeur : 2,870 en réalité donc 3,29 cm au 1/87, contre 3,30 cm chez LSM.

Diamètre des roues : 1,050 m en réalité donc 1,21 cm au 1/87, contre 1,20 cm chez LSM.

Vitesse maximum : 54 km/h (Y7100) ou 60km/h (Y7400) contre 85 km/h chez LSM.

BILAN : Une merveille ! Fonctionnement parfait, gravure réaliste, prix raisonnable... tout les éléments sont présents pour faire circuler sur nos voies ce locotracteur si répandu sur le réseau ferré nationnal depuis 50 ans...

 

 

 

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