Je vous présente dans cet article les principales règles de bases de la signalisation lumineuse à la SNCF. S'en suivront des articles concernant les différents types de blocks, la signalisation fixe ( pancartes ), toutes les particularités de la signalisation, les tableaux indicateurs de directions, l'oeilleton, la signalisation spécifique aux LGV, et également la signalisation mécanique...




Le carré rouge : 


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Le carré se présente sous la forme de deux feux rouges verticaux. L'oeilleton est toujours éteint lorsque le carré est fermé. Le signal est non franchissable ( plaque Nf ).

Le carré rouge commande au mécanicien l'arrêt avant le signal. Il sert à protéger les aiguilles prises en pointe ou en talon, mais peut également protéger le stationnement d'un train en gare, un secteur privé d'alimentation électrique par la caténaire, les passages à niveaux... Il est utilisé pour assurer le cantonnement, et protéger une zone particulière telle une chute de pierres, un sas de manoeuvre, ....

Cependant, en cas de gêne, le carré peut être franchi exceptionnellement sur ordre du technicien circulation avec des consignes de sécurité très strictes.





Le carré violet : 


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Le carré violet se présente sous la forme d'un unique feu violet. L'oeilleton est toujours éteint lorsque le carré est fermé.

Le carré violet commande au mécanicien l'arrêt avant le signal. Il se rencontre généralement sur les voies de manoeuvres, de services... Sur voie principale, le carré violet s'adresse aux manoeuvres, et est alors de type bas.



 
Le sémaphore : 


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Le sémaphore se présente sous la forme d'un unique feu rouge. L'oeilleton allumé confirme qu'il s'agit bien d'un sémaphore et non d'un carré dont le feu supérieur se serait accidentellement éteint.
 
Le sémaphore commande au mécanicien l'arrêt avant le signal. Il commande l'espacement des trains ( éviter le rattrapage ) , il est donc implanté à l'origine de la zone qu'il protège.

En BAL, le sémaphore fermé impose un arrêt avant le signal. Le train peut ensuite franchir le signal toujours fermé en marche à vue sur toute la durée du canton.
En BAPR, le sémaphore n'est pas permissif, il ne peut donc pas être franchi sans une autorisation du technicien circulation. Lors des manoeuvres en gare, on peut franchir le sémaphore sans arrêt après avoir également reçu la permission du chef de manoeuvre ou du technicien de circulation.


Cependant dans certaines situations, on peut rencontrer un feu rouge clignotant. Ce signal indique que l'arrêt n'est pas obligatoire, et le mécanicien peut ainsi le franchir en marche à vue sans dépasser les 15 km/h jusqu'à la fin du canton. L'oeilleton est également allumé puisqu'il s'agit d'un block permissif.

On retrouve ce signal en block automatique pour remplacer le sémaphore dans les gares afin d'éviter aux trains de s'y arrêter, ou encore aux trains lourds de marchandises de marquer l'arrêt dans une rampe au risque de ne pouvoir repartir sans l'aide d'un locotracteur.

Sur toutes les lignes, ce signal peut également annoncer un signal d'arrêt à courte distance ( moins de  500m ), un guidon d'arrêt, ou l'accès à une voie occupée ou très courte.





L'avertissement :


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L'avertissement se présente sous la forme d'un unique feu jaune. En réalité, le feu est plutôt de couleur orangé. L'oeilleton est allumé, puisqu'il s'agit d'une annonce.

L'avertissement fermé commande au mécanicien d'être en mesure de s'arrêter avant le signal suivant : carré, sémaphore. Ce panneau peut également annoncer que la lampe verte de voie libre de ce même signal est grillée, ou que le prochain signal est éteint; et encore avertir le mécanicien du feu rouge clignotant au prochain signal.

L'avertissement est généralement implanté à une distance supérieure à la distance d'arrêt du signal annoncé. Cependant, cette distance ne doit pas dépasser 3000 mètres.

Si la distance d'arrêt est supérieure à 3000m, ou si le canton séparant l'avertissement du carré rouge est trop court pour permettre au train de s'arrêter, on utilise le feu jaune clignotant.

Ce signal commande au mécanicien d'être en mesure de s'arrêter avant le signal d'arrêt annoncé à distance réduite. Ce signal d'annonce implique que l'oeilleton soit allumé.



 

Voie Libre : 


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Le signal de voie libre se présente sous la forme d'un unique feu vert. L'oeilleton est éteint en block absolu et allumé en block permissif.

Le feu vert annonce au mécanicien que la voie est libre, et autorise la circulation en marche normale si rien ne s'y oppose. Ce signal est situé sur les voies principales et sur les voies de service permettant l'accès à la voie principale.


Cependant, sur les voies dont la vitesse limite est supérieure à 160 km/h ( jusqu'à 200 km/h ), on peut rencontrer le feu vert clignotant. Ce signal commande au mécanicien de réduire sa vitesse à 160 km/h  dès que possible, afin de franchir le signal à l'entrée du canton suivant au maximum à cette vitesse. Il s'agit donc d'un signal de cantonnement, qui indique le risque de rencontrer un avertissement par exemple, ou encore les ralentissement 30 ou 60.

Le feu vert clignotant est un signal de préannonce. L'oeilleton est alors allumé. Pour les trains dont la vitesse limite est égale à 160 km/h, il signifie un feu vert classique.





Le ralentissement : 


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Le ralentissement 30 se présente sous la forme de deux feux jaunes horizontaux. L'oeilleton est allumé puisqu'il indique une annonce.


Le ralentissement 30 commande au mécanicien de réduire sa vitesse à 30 km/h pour le franchissement d'une ou plusieurs aiguilles en dérivation se succédant.
Ce signal peut être combiné avec d'autres indications.
 
Certaines aiguilles de déviation moins importante peuvent être prises à 60 km/h. Les deux feux jaunes horizontaux  ne sont alors pas fixes mais clignotants.

Ce signal commande au mécanicien de ne pas dépasser la vitesse de 60 km/h au franchissement de l'aiguille en déviation. Ce signal d'annonce implique que l'oeilleton soit allumé.

 

 
 
Le rappel de ralentissement :

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Le rappel de ralentissement 30 se présente sous la forme de deux feux jaunes verticaux. L'oeilleton est allumé en block permissif et éteint en block absolu.

Le rappel de ralentissement 30 confirme au mécanicien de ne pas franchir la vitesse de 30 km/h à partir de cet instant pour franchir la ou les aiguilles correspondantes.
 

De même que pour le ralentissement 60, le rappel de ralentissement 60 se présente sous la forme de deux feux verticaux clignotants.

Le rappel de ralentissement 60 confirme au mécanicien de ne pas dépasser la vitesse de 60 km/h au franchissement de l'aiguille correspondante. Ce signal implique que l'oeilleton soit également allumé en block permissif et éteint en block absolu.

 

 
Le feu blanc : 


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Le feu de manoeuvre se présente sous la forme d'un unique feu blanc. L'oeilleton est éteint lorsque le feu blanc est présenté.

Le feu blanc autorise la marche en manoeuvre, le départ en ligne en respectant la marche à vue ( 30 km/h ) jusqu'au prochain signal. Ce signal se rencontre sur les voies de services, de manoeuvres.

Le feu blanc peut également être clignotant. Le feu de manoeuvre réduite est similaire au feu blanc, mais l'attention du mécanicien est attirée sur le fait que la section empruntée est une voie de section courte telles les voies de garage pour machine seule. Ce signal autorise donc l'exécution d'une manoeuvre sur un parcours de faible étendue, mais interdit le départ en ligne d'un train. L'oeilleton est également éteint lorsque le feu blanc clignotant est présenté.


 

 

 

Lors de la première édition de Rail Expo, Jacq Damen nous conviait à visiter son réseau HO représentant une vallée industrielle de l'Allemagne parcourue par ses nombreuses rivières durant les années 50/60 où cohabitent les vapeurs, diesels et enfin les récentes électriques...

 

Ce réseau était sans nul doute le point fort et incontournable de Rail Expo. En effet, le décor s'étale sur environ 14 mètres grâce au 12 modules d' 1m20, pour un mètre de profondeur auquel s'ajoute la coulisse, les détails sont très nombreux.

 

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A première vue, on est immédiatement attiré par le charme de ce pont en bois pour automobiles enjambant la rivière descendant de la vallée. Cette réalisation ne s'est effectuée qu'à partir d'élément maison : baguettes de bois, carton et papier kraft découpé en bandes puis incisées pour la toiture.

 

 

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Les reliefs sont magnifiques et impressionnants... Les murs de soutènements sont réalisés en plâtre moulé à partir d'un modèle maître conffectionné par son auteur. Au premier plan, on aperçoit la ligne métrique et son locotracteur remorquant sa courte rame chargée de troncs d'arbres...

 

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...redescendant de la vallée en suivant le cours d'eau.

 

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Et voici le premier moulin alimentant la scierie que l'on aperçoit sur la gauche. Les murs sont confectionnés à l'aide de carton enduit d'argile à modeler qui au contact de l'air durcit. Les gravures sont effectuées par la suite, et l'ensemble est peint et patiné à l'essence de térébenthine colorée.

 

 

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Le second moulin est attaché à un atelier de mécanique finement décoré à l'intérieur et contourné par la voie métrique.

 

 

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Enfin, le dernier moulin surplombe les voies de chemin de fer et les batiments en contre-bas. Il s'agit d'une vieille batisse bâtit dans la montagne.

 

 

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La scierie est à l'origine de la voie étroite et génère un trafic important de par son activité. Encore une fois, on admire la qualité du décor et de mise en scène. Le matériel à voie étroite nécessite la présence d'un dépôt et d'un atelier de réparation.  Le bois  est également acheminé par flottage grâce à la rivière. La scierie est source d'un traffic continu et important sur cette ligne à voie unique.

 

 

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En arrière plan, on peut observer le silo à basalte de taille imposante. De plus, les six évacuations des roches sont fonctionnelles et peuvent donc sans aucun souci charger une rame de wagons à vide, grâce à un système digitalisé et inventé par Jacq Damen.

 

 

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Le fleuve génère l'existence de petites embarcations en contre-bas des voies de circulations de la gare, alors que l'on aperçcoit le départ de la rame chargée de basalte et remorquée par la V60.





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La gare des Trois-Moulins connait un trafic marchandises dominant en dépit des dessertes voyageurs. Seul quelques circulations de Schienenbus accouplés en UM ont lieu durant la journée.





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Derrière la gare, se trouve un restaurant qui apporte un peu de gaieté dans la vallée. On note la présence continue des murs de soutènement.





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Le poste d'aiguillage est mis en valeur par sa place au premier plan. Comme l'intégralité des bâtiments, le poste est une réalisation maison très réaliste...



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... et les détails ne manquent pas. Le poste est aménagé de manière délicate et contient le nombre exact de leviers correspondants au nombre d'aiguilles de la zone. On appréciera la présence de nombreuses fissures témoignant de l'ancienneté de la ligne.





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De l'autre côté des voies, se tient la remise et ses annexes, encore une fois intégralement décorées à l'intérieur, typique des anciennes installations allemandes. Ce mini dépôt comprend l'essentiel : un bâtiment pour les mécaniciens, un château d'eau, un atelier de réparation et d'entretien, et également une indispensable réserve de charbon.   




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Le passage à niveau se succède ainsi que son pont routier à arches enjambant les abords du fleuve...





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Ici et là, quelques détails sont ajoutés comme une petite chapelle logée dans la roche.

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Après la traversée du passage à niveau, la ligne traverse un court tunnel puis franchit une rivière sur un ancien pont métallique finement patiné.





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C'est alors que l'on aperçcoit l'usine à gravier sur un embranchement, représentation exacte d'un modèle suisse. Les roches sont issues du lac tout proche, pour ensuite être acheminées par rail après avoir été triées, et entreposées dans les silos. Deux de ces silos sont accessibles au chemin de fer et sont fonctionnels et digitalisés tout comme le silo à basalte. Notons la présence de la ligne aérienne transportant la matière première.






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Le four à chaux est également embranché et se situe  presque au plus bas point du réseau qui rappelons le est en pente de 20%
o. Annexé à ce bâtiment, se retrouve la cimentrie quiexpédie par le rail à partir des silos en vrac, ou sous forme de sacs chargés dans des wagons couverts.






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La ligne traverse une dernière fois un affluent sur le viaduc de carton enduit et gravé....




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 .... avant de rejoindre la coulisse en entrant dans un tunnel à l'abri des chutes de pierres.





Le relief est très présent sur le réseau et ajoute une touche d'exceptionnel. Il s'agit en fait de plâtre moulé et gravé.

 Vous l'avez bien compris, tout est confectionné par Jacq Damen. Ainsi les beaux arbres intégrés au décors sont créés par la fameuse méthode du fil torsadé. Cependant, la végétation telle que les herbes font appel aux produits du commerce.

 De même, les poteaux de caténaires sont issus de la gamme Viessmann, qui ont malgré tout été superdétaillés. La caténaire réalisées en 0.25 est très fine et fragile lorsqu'elle est posée, et c'est pourquoi elle n'était pas installée lors de l'exposition.

 L'ensemble du parc de locomotives est digitalisé, y compris les engins à voie étroite. Les aiguilles font également appel au système Lenz, malgré la présence fort réaliste mais factice des transmissions funiculaires raccordant les aiguillages et signaux au poste. 

La voie est de marque Roco au code 83. Bien évidemment, les aiguilles sont de grand rayon afin de coller à la réalité.

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